Odin est le plus grand dieu du panthéon nordique, celui qui a participé à la création des Hommes.
Odin est uni à Frigg, une déesse Ase, protectrice des femmes, du mariage et de la famille.
Parmi leurs enfants, on compte Baldr, Thor et Vali.
De son trône haut perché en Asgard, Odin voit et sait tout. Il est omniscient.
Ses attributs
Gungnir est sa lance.
Odin est accompagné de deux corbeaux : Huginn (la pensée) et Muninn (la mémoire), qui parcourent le monde et l’informent chaque jour de ce qui s’y passe.
Deux loups, Guni et Freki, respectivement « Glouton » et « Vorace », veillent à ses pieds.
Son cheval se nomme Sleipnir, « Celui qui glisse » : on le reconnaît aisément à ses huit pattes.
Sous son manteau étoilé et son chapeau à larges bord, Odin est capable de se fondre parmi les hommes. Il aime parcourir le monde.
Ses fonctions
Odin est le dieu chaman, capable de voyager sous plusieurs formes et de dialoguer avec les éléments.
Versé dans l’art des herbes et des incantations, initié par Freyja à l’art de la magie, il peut maintenir en vie la tête de Mimir.
Il éteint le feu, calme les tempêtes marines et dirige les vents.
Odin est le dieu de la guerre, mais c’est avant tout parce qu’il décide du sort des batailles et de celui de chaque guerrier. Ses armes sont la ruse, la science et la magie. Les guerriers qui lui sont consacrés sont invulnérables au combat.
Odin connaît les incantations et il est également considéré comme dieu de la poésie.
Dieu chaman, dieu de la magie, dieu de la poésie : Odin est donc bien prédestiné à devenir le dieu des Runes et de leur connaissance, qu’il acquiert au terme d’un auto-sacrifice de neuf nuits, pendu à l’une des branches d’Yggdrasill.
Je sais que je pendis
A l’arbre battu des vents
Neuf nuits pleines,
Navré d’une lance
Et donné à Odin,
Moi-même à moi-même donné,
A cet arbre
Dont nul ne sait
D’où proviennent les racines.
Point de pain ne me remirent
Ni de corne ;
Je scrutai en dessous,
je ramassai les runes,
Hurlant les ramassai,
De là, retombai.
Neuf chants suprêmes
J’appris du fils renommé
De Bölthorn, père de Bestla,
Et je pus boire
Du précieux hydromel
Puisé dans Odrerir.
Havamal (Les Dits du Très-Haut)
Image mise en avant : Odin le Vagabond, Georg Van Rosen, 1886
